[la Revue Kea] : Responsabilité, du discours à la contribution


François-Régis de Guenyveau, Responsable R&D

Thibaut Cournarie, Directeur



Résumé


Crise sanitaire, réchauffement climatique, fracture sociale, reconfigurations géopolitiques… Nous vivons une période de transformation d’une ampleur inédite et l’entreprise se trouve en première ligne de ce basculement. Après les premières formes patrimoniales (19ème siècle), puis la grande entreprise fordiste et managériale (début 20ème), et enfin la financiarisation et le développement de l’actionnariat (fin 20ème), elle ouvre le quatrième chapitre de son histoire : celui de la « responsabilité ».


Cette notion de responsabilité est clivante. D’un côté, les opposants jouent la carte de l’indifférence et du laisser-faire, quitte à flirter avec un cynisme provocateur. De l’autre, les défenseurs les plus fervents prônent une responsabilité de tous et pour tout, au risque de transformer le marché en véritable tribunal moral.


Il est temps de renvoyer ces deux postures dos à dos et d’ouvrir une troisième voie de responsabilité « en action ». Celle-ci peut être définie comme la capacité qu’a l’entreprise d’assumer pleinement les conséquences de ses actes vis-à-vis de ses parties prenantes, au regard des défis auxquels le monde est confronté. Quatre concepts apparaissent ainsi en filigrane : la conscience, le pouvoir, le temps et le collectif.


Le but de ce dossier est de revenir aux sources académiques de ces quatre concepts et d’en tirer une grille de lecture cohérente, destinée aux Comités Exécutifs, pour aider à passer du discours à l’action, "de l’intention à la contribution".




Télécharger la Revue #24 dan son intégralité :



laRevue Kea #24
.pdf
Download PDF • 5.89MB



Bibliographie :

Michel Aglietta, Capitalisme, le temps des ruptures (ouvrage collectif, Odile Jacob 2019)

Elinor Ostrom, La gouvernance des communs (De Boeck, 2010)

Jean-Marc Jancovici (Imagination Week ESSEC, 2020) Joel Moky, La culture de la croissance. Les origines de l’économie moderne (Gallimard, 2020)

Patrick Viveret, Retour à l’éthique et au discernement (Revue #21, 2018)

Pierre-Yves Gomez, La gouvernance d’entreprise (PUF, 2018)

Blanche Segrestin, Armand Hatchuel, Refonder l’entreprise (Seuil, 2012)

Hartmut Rosa, Accélération, une critique sociale du temps (La Découverte, 2010)

Sylvain Tesson, La panthère des neiges (Gallimard, 2019)

Nassim Nicholas Taleb, Jouer sa peau (Les Belles Lettres, 2017)

Pascal Demurger, L'entreprise de demain sera politique ou ne sera plus (Editions de l’Aube, 2019, Préface de Nicolas Hulot)

Revue #23 : La transformation socio-digitale

Revue #22 : L’entreprise alerte, espèce en voie d’apparition

Revue #21 : L'heure de l'entreprise responsable