[Conseil de lecture] Michel Aglietta : Capitalisme, le temps des ruptures


Intervention de Michel Aglietta au JÉCO, 6 Nov. 2019. Professeur émérite d’économie (université Paris-Nanterre), conseiller scientifique au CEPII. source : https://youtu.be/MCW0pDGkwQs


Nous vivons dans l’incertitude, caractéristique essentielle des époques de rupture. Si l'on veut en comprendre l’impact social, il faut saisir deux dimensions fondamentales du problème qui relie le capitalisme aux sociétés :

1. Le capitalisme n’est pas intrinsèquement lié à la démocratie.

2. Le néolibéralisme qui s’est imposé dans les quarante dernières années a établi une financiarisation de l’économie qui a détruit l’ordre social des trente années post-deuxième guerre mondiale — époque qu’on a appelée le Fordisme.


Trois points traités :

1. Les rapports entre capitalisme et démocratie sont paradoxaux

2. Le néolibéralisme a entraîné la dégradation de la démocratie par la recherche de la rente

3. Nous avons besoin d’un nouveau contrat social pour une croissance inclusive et soutenable et d’une définition rigoureuse de ce qu’est une croissance inclusive et soutenable.